Le terme GARRIGUE est apparu tardivement en  français ( vers 1550). C'est un emprunt à l'occitan "garriga". Son origine occitane nous oriente vers le terme "garric"  le chêne kermès. Pour certains, ce terme  pourrait être dérivé d'un mot préroman, voire préceltique, "carra" pour l'identification duquel les avis divergent : une base préromane "carra"  la  pierre,  (d'où le dérivé gascon "carroc", "garroc"  le rocher), les sols pierreux donnant naissance à une végétation rabougrie et épineuse ; ou encore, notamment pour des raisons phonétique, une base préromane, "karr"  le  chêne  (d'où les dénominations de plantes épineuses, de landes, différente de la base préromane "karri" la  pierre.

Le terme GARRIGUE se rattache à un vaste ensemble lexicologique désignant des plantes épineuses, des terres incultes, dont on relève les représentants de la Péninsule Ibérique jusqu'à l'Italie du sud.

La garrigue n'a pas toujours été ce « désert » aride sillonné par les randonneurs et chasseurs que nous connaissons. Autrefois, la garrigue était le siège d'une intense  activité.

Dès la préhistoire l'homme a colonisé ce territoire. L'époque médiévale a vu s'édifier des tours, chateaux et autres ermitages.

Des troupeaux de chèvres ou de moutons y paissaient.

Des verriers y dressaient leurs fours, proche des bois. Les  bouscatiers y coupaient le bois pour chauffer les villes et villages.

Des cueilleurs y récoltaient la lavande sauvage, l'aspic, et la ramenaient pour la distiller.

Une foule de petits propriétaires y défrichait un arpent pour y planter des oliviers ou de la vigne, l'épierrait et y construisirent des terrasses et ces cabanes en pierre sèche que l'on appelle communément (surtout dans le Gard) les capitelles...

Toute cette ancienne activité a périclité avec l'avènement de la révolution industrielle puis l'exode rural. Le défrichement par l'homme et les troupeaux a progressivement cessé, la végétation regagnant du terrain, de nombreux chemins se sont refermés et la plupart des constructions de pierre sèche échappent désormais au regard.