Le Ruscaïre

Le « rusc » est l’écorce du chêne.

Le « ruscaïre » ou « desruscaïre » est celui qui écorçait les chênes.

Son outil de travail le « rusquet » était une sorte de lame de fer légèrement arrondie ou courbe en forme de gouge fixée au bout d’un long et gros manche.

Le « déruscage » se faisait directement sur l’arbre debout ou sur ceux abattus.

Le tanin contenu dans l’écorce du chêne servait à tanner les peaux, afin de les rendre propre à la confection des différents vêtements, accessoires et harnachements de cuir.

 

Le bouscatier.

 

Le « bouscatier ou boscatier ou boscassier » était celui qui travaillait dans le « bosc », le bois en occitan.

Il abattait les arbres, préparait le bois nécessaire aux différents chauffages domestiques et industriels.

Pour le chauffage intense ou a prise rapide il confectionnait des fagots, utilisés par les boulangers, les fonderies, les verriers.

Le gros bois était coupé à la longueur demandée par les clients et livré en vrac, aussi bien aux particuliers qu’aux industriels.

L’arrivée industrielle du charbon de bois vers  1840 amorcera le lent déclin de la coupe de bois. Celui-ci connaîtra malgré tout quelques regain d’intérêt, en particulier au cours des deux guerres mondiales.

 

Le transport de marchandises.

 

Au temps des rachalans, le transport des marchandises en garrigue se faisait essentiellement à dos d’hommes.

On appelait la charge  un  «fais » ou un «faï ».  Les hommes dont le métier consistait à transporter ces charges étaient appelés  « faissel » ou « faissier », portefaix en français.

Des femmes partaient au lever du jour pour récupérer en garrigue le bois mort. Elles confectionnaient un « faï » d’une cinquantaine de kilos qu’elles liaient avec une corde, la « colariva ».

Elles transportaient cette charge sur plusieurs kilomètres pour  vendre le fruit de leur collecte, l’après-midi sur le marché au bois derrière l’église St Baudile à Nîmes.